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GEOPOLITIQUE : ATLAS DES 160 LIEUX STRATEGIQUES DU MONDE
Auteur : Alain Nonjon, Michel Nazet, Jean-François Ségard
Editeur : Ellipses Marketing
Toujours plus de mondialisation ?
Toujours plus de fragmentations ! Le monde se globalise ?
Il s’enlise dans des conflits régionaux de toutes natures : vieilles fractures rouvertes, interfaces sources de tensions, rivalités portées sur de nouveaux fronts (mer, espace…), nouvelles hiérarchies qu’on impose plus qu’elles ne s’imposent.
Le but de cet Atlas est, on l’aura compris, de proposer une lecture des enjeux de la mondialisation au travers de tous les conflits en cours ou larvés qui fracturent la planète : frontières bafouées, migrations provoquées, religions instrumentalisées, capitales dévoyées, zones d’influence contestées, hiérarchies régionales bousculées, mythes révoqués. En quelque 160 cartes, le lecteur identifi era ces pôles de tensions, comprendra par une fiche associée l’origine, la gradation de ces tensions, et leur mise en perspective grâce à une actualisation systématique. Tous les lieux retenus constituent la trame de la géopolitique actuelle, resituée dans l’épaisseur de l’histoire.
L’Atlas des lieux stratégiques permettra aux étudiants – khâgnes, préparations HEC, cycles universitaires (IFG, IEP) –, aux décideurs, de visualiser les rapports de force et leurs évolutions, première étape pour tenter de les gérer.
UNE CRITIQUE DE
« GÉOPOLITIQUE. ATLAS DES 160 LIEUX STRATÉGIQUES DU MONDE »
PAR ALAIN NONJON, MICHEL NAZET (‘DIPLOWEB’)
Alain Nonjon, Professeur honoraire de classe préparatoire au Haut enseignement commercial, conférencier, directeur de collection chez Ellipses. Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé en histoire-géographie, droit et sciences politiques (IEP Paris). Co-directeurs de « Géopolitique. Atlas des 160 lieux stratégiques du monde », Paris, Ellipses, 2018.
Le Diploweb poursuit sa présentation des ouvrages de référence pour les passionnés de géopolitique avec Michel Nazet et Alain Nonjon (dir), cartographie Jean-François Ségard, « Géopolitique. Atlas des 160 lieux stratégiques du monde », Paris, Ellipses, 2018. Les deux co-directeurs répondent à nos questions :
Avec cet atlas, quels publics visez-vous de manière privilégiée, et pour cela quels sont vos atouts ?
Michel Nazet (M. N.) et Alain Nonjon (A. N.) : Cet atlas vise, en 160 cartes, à donner une représentation du monde qui soit la plus fidèle possible en tenant compte de l’épaisseur de l’histoire et de la diversité des enjeux actuels. Nous nous sommes particulièrement attachés à le bâtir, et c’est sans doute le principal atout de l’ouvrage, en privilégiant une approche plus thématique que géographique (l’Europe, l’Afrique, etc.) en usage dans la plupart des atlas et en multipliant les échelles de lecture. Cette ambition reste plus que jamais d’actualité dans un monde compliqué avec un public qui peut être parfois en retard… de quelques années, voire d’une génération sur ces réalités.
Si nous restons attachés à notre public habituel d’étudiants en Sciences politiques en Prépas commerciales ou en khâgne, nous visons aussi un public très large, celui des décideurs et celui tout simplement de ceux qui cherchent à approfondir ce qu’ils lisent dans leur journal favori… en localisant un site, en éclairant une problématique (Qom face à La Mecque pour la nouvelle guerre froide entre l’Arabie saoudite et l’Iran), en faisant un focus sur un peuple oublié (les Rohingyas) ou une région muselée (le Xinjiang).
Bref, dans notre esprit, cet atlas est un véritable ouvrage de culture générale, si l’on veut bien admettre que la géopolitique est… la culture générale d’aujourd’hui. Frontières bafouées, migrations provoquées, zones d’influence contestées, hiérarchies régionales bousculées, mythes révoqués sont pour nous les balises d’une mondialisation plus que jamais en quête de repères…
Ouvrage tous publics, il peut par ailleurs être utilisé ponctuellement (une visite rapide de La Mecque), de façon thématique (l’eau, un nouvel espace de confrontation), voire enfin, c’est sans doute l’une de ses originalités, de façon linéaire dans la mesure où chaque thème est introduit par une courte présentation…
Quels sont les thèmes majeurs que vous développez ?
M. N. et A. N. : L’ouvrage comprend 6 parties, elles-mêmes subdivisées entre 3 et six sous-parties…
S’il est difficile de se montrer exhaustif sans donner dans la nomenclature, on peut retenir quelques grands traits.
Une partie originale est consacrée aux scarifications de l’histoire, celles anciennes de la Grande Muraille de Chine, celles d’un partage colonial qui peut remonter au XVIe siècle (traité de Tordesillas), du pseudo-partage de Yalta… ou aux grands projets de construction territoriale avec par exemple le Moyen-Orient revu et corrigé par le colonel américain Ralph Peters en 2006…
Bien sûr, la présentation des poudrières régionales, qu’il s’agisse de zones contestées, de frontières qui le sont tout autant, des nombreux États faillis, est une partie incontournable et qui est ici largement traitée…
Nous donnons de même une place importante à la question de l’eau car le réchauffement climatique, la démographie galopante, l’urbanisation et l’industrialisation croissantes sont le creuset des guerres de demain tout comme l’appropriation de l’espace maritime : fleuves, bassins fluviaux contestés, mers de confrontation, ZEE contestées, détroits et zones de passages disputés qui sont autant de lieux stratégiques analysés.
Nous faisons aussi une large part aux métropoles qu’elles soient des nœuds de la mondialisation à la fois mobilisatrices de la puissance et anticipatrices de la modernité… des villes inspiratrices du fait religieux… mais aussi le réceptacle des malheurs et traumatismes de l’époque : capitales déchues, villes sous les feux de la guerre ou villes martyres…
Mais nous essayons d’échapper à la sinistrose si instrumentalisée, en montrant à travers une partie notable de l’ouvrage (pratiquement le tiers) qu’un autre monde est possible à travers une cinquantaine de lieux qui produisent du sens : villes où s’élabore le futur (ici Beersheva ou Tsukuba moins connues que la Silicon Valley) ou une autre manière de vivre (celle des smart cities)… Nous ne donnons pas pour autant dans l’angélisme, et elles sont ici balisées, en en montrant les fausses pistes nombreuses (Brasilia hier, Kaec ou Dongtan aujourd’hui).
Enfin, et c’est un choix fort, nous explorons quelques-uns des grands mythes de l’humanité (l’Atlantide, le royaume du Prêtre Jean) ou de lieux imaginaires, (l’Utopia de Thomas More, la Syldavie et la Bordurie nées de l’imagination d’Hergé), le village du Prisonnier, le monde du Trône de fer qui boucle l’atlas… Cette respiration onirique nous permet de retrouver le pays de la « pura vida », le Costa Rica pâle reflet de ces mondes disparus (et nous nous en expliquons).
Par sujet, comment organisez-vous le traitement ? Quel est le ratio entre le texte et la carte ? Quelle est la fonction du texte au regard de la carte ? Quid des graphiques : quelle place et quelles fonctions ?
Chaque sujet, selon son ampleur et son intérêt, est traité sur une page ou deux : le Cabinda n’occupe pas logiquement le même espace que le Nigeria, la ville de Goa que Londres, New York, Rome ou Bruxelles… même si parfois nous avons été conduits à respecter une certaine symétrie : Davos occupe une place comparable à celle de Porto Alegre…
Chaque sujet comprend une carte, une citation qui reflète son intérêt et son histoire, un texte d’accompagnement auquel nous entendons donner une importance égale à celle de la carte, un rappel enfin, beaucoup plus bref, sauf exception, de l’actualité de la question.
Toutes les cartes – qui ont pour auteur Jean-François Ségard – occupent environ un tiers de page (leur taille, un peu iconoclaste pour un atlas, n’est pas un frein à leur compréhension). Elles utilisent deux ou trois couleurs déclinées elles-mêmes en camaïeux. Il s’agit à chaque fois de faire ressortir l’essentiel à l’appui du texte… les légendes, d’une typologie variée, sont pratiquement toutes problématisées.
A noter le clin d’œil de la cartographie d’Utopia qui n’est pas représentée dans la mesure où par définition elle n’est nulle part !
Le texte, de façon complémentaire, précise quant à lui la situation de l’objet géographique examiné, ses intérêts historique, économique, stratégique, dans une perspective régionale et globale.
L’ouvrage ne comprend qu’un seul graphique, celui qui illustre Davos : un graphique des principaux risques mondiaux et leur interconnexion… façon de rappeler que Davos est une fiction de communauté internationale, plus apte à poser des problèmes et des équations qu’à les résoudre.
Les actualisations qui ponctuent chaque sujet permettent le plus souvent de faire le point sur la situation, fin 2018-début 2019, et d’anticiper sur les évolutions prévisibles. Dans la masse des atlas désormais édités celui-ci trouvera sa place et, avec humilité, nous emboîtons les pas d’Olivier Weber, diplomate écrivain, en espérant un lecteur « qui aura fait un long et beau voyage, qui aura le cœur léger, vu nombre de frontières et en sera ressorti vivant et grandi ! »
FICHE TECHNIQUE
Broché: 336 pages
Editeur : Ellipses Marketing (16 octobre 2018)
Langue : Français
ISBN-10: 2340022142
ISBN-13: 978-2340022140
Dimensions du produit: 2,4 x 0,2 x 1,9 cm
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